La pollinisation : acteur principal de la biodiversité

Publié le 10/06/2020 à 10:35, Mis à jour le 27/11/2021 à 00:37

Savez-vous ce qu'est la pollinisation des fleurs ? Il s'agit du transport du pollen des organes de reproduction mâles (également appelés étamines) vers les organes de reproduction femelles (ou pistils). Ce dernier permet donc une reproduction sexuée.

Les vecteurs de pollinisation

La reproduction sexuée est dépendante d’un vecteur de pollinisation qui peut être naturel tel que le vent ou l’eau mais aussi animal tels les oiseaux ou les insectes.

Environ 90% des plantes à fleurs sont pollinisées par des animaux. Ce processus est appelé la zoogamie.

Les insectes pollinisateurs passent de fleur en fleur dans le but d’y récolter le pollen. Les étamines sont de ce fait accumulées entre les pattes des insectes mais pas que ! En se frottant avec les fleurs, les insectes se mettent des étamines partout, entre les poils, sur les ailes, sur la tête,… Ainsi, en butinant de fleur en fleur, ils vont permettre la fécondation du pistil d’une autre fleur.

En positionnant leurs ruches dans des endroits réfléchis et concertés avec maraîchers, agriculteurs ou jardiniers, les apiculteurs contribuent de manière importante à la pollinisation. Apis Civi cherche à jouer un vrai rôle là-dedans et positionne de manière stratégique ses ruches dans des centres urbains proches de zones à polliniser. Dans la capitale, ces lieux peuvent être aussi variés que le Bois de Boulogne ou encore le Parc des Buttes Chaumont mais aussi en accord avec la Mairie de Paris ou de grandes entreprises dans des parcs plus petits ou sur des avenues très fleuries.

Arbre acacia du bois de Boulogne

À noter, une abeille butine jusqu’à 700 fleurs par jour pendant la période de floraison. Par exemple, pour un arbre fruitier moyen, cela représente un travail discontinu de 2 semaines pour qu’une abeille pollinise un seul arbre. Elle ne pollinisera donc que 2 à 3 arbres pendant toute sa vie. Bien entendu, les abeilles travaillent à plusieurs en même temps, ce qui les fera pas mal voyager et leur fera visiter de nombreux arbres pendant leur vie. Hors le Bois de Boulogne et ou celui de Vincennes, il faut savoir que Paris recense environ 200 000 arbres et plusieurs milliards d’autres fleurs mellifères (dont le nectar est collecté par les abeilles pour le transformer en miel).

Déclin des pollinisateurs

L’abeille est à ce jour l’insecte pollinisateur le plus présent bien qu’en voie de disparition. À ce jour, les bourdons et papillons, qui sont moins présents, ne font pas partie des espèces protégées mais leur population diminue également.

Comme nous le savons tous, l’agriculture intensive dans le monde a accéléré ces dernières décennies le déclin des insectes pollinisateurs par l’augmentation des insecticides et autres pesticides. Ces produits sont apparus en France en 1995 et nous estimons qu’ils détruisent depuis cela l’équivalent de 300 000 ruches par année, sans compter les espèces sauvages non exploitées.

Du fait que les insectes ont un rôle primordial dans la consommation de pollen et dans son transport, certaines villes voient aujourd’hui des excès de pollens dans leur air et de plus en plus de personnes malades et incommodées. Et pour cause ! Les insectes ne peuvent plus assumer leur fonction.

La stratégie de concentration sur les villes de Apis Civi permet non seulement de pallier à cet effondrement de population d’insectes mais aussi d’avoir des colonies d’insectes en meilleure santé et plus durables que les colonies surexploitées et mises en danger par les produits chimiques.

En plus de cette initiative, de nombreuses associations liées à l’apiculture permettent aujourd’hui aux particuliers de s’investir dans la pollinisation en plantant dans leurs espaces verts, leurs balconnières ou encore dans leurs potagers des plantes mellifères qui soutiendront les colonies d’insectes.

Nous sommes tous acteurs de la biodiversité. Agissons pour soutenir les insectes pollinisateurs !